NAPOLEONS LAATSTE LEVENSJAREN 357
had gezegd, werden vier schildwachts rondom de lijkkist op wacht gezet.
Den 18den Oktober verliet de Belle Poule, nadat de lijkkist in het tusschendek, dat men tot rouw-kapel had ingericht, geplaatst was, de reede van James Town en kwam den 30sten November in de haven van Cherbourg, waar men tot den 8sten December bleef, om daarna langzaam, voorafgegaan door drie stoomschepen, die het vaartuig met de catafalk trokken, de Seine op te varen naar Parijs. Zoowel te Cherbourg als aan beide oevers van de Seine, tot Parijs toe, was een geweldige volksmenigte toegestroomd, die knielde, toen het stoffelijke overschot van den Keizer voorbij kwam!
De aanblik van de stoet, toen zij te Parijs, onder de Are de Triomphe door, in de Champs Elysées kwam, was schitterend. Men leze wat Victor Hugo, de getuige, van het schouwspel schrijft:
„II est midi et demie.
A 1’extrémité de 1’Esplanade, vers la rivière, une doublé ran-gée de grenadiers a cheval, a buffleteries jaunes, débouche gra-vement. C’est la gendarmerie de la Seine. C’est la tête du cortège. En ce moment, le soleil fait son devoir et apparait magnifique-mant. Nous sommes dans le mois d’Austerlitz.
Après les bonnets a poils de la gendarmerie, les casques de cuivre de la garde municipale de Paris, puis les flammes tricolores des lanciers, secouées par le vent d’une fa9on charmante. Fanfares et tambours ... Le cortège, mêlé de généraux et de maréchaux, est d’un admirable aspect. Le soleil, frappant les cuirasses des carabiniers, leur allume a tous sur la poitrine une étoile éblouissante. Les trois Ecoles militaires passent avec une fiére et grave contenance. Puis, 1’artillerie et 1’infanterie, comme si elles allaient au combat; les caissons ont a leur arrière train la roue de rechange, les soldats ont le sac sur le dos ....
La garde nationale a cheval paraït: brouhaha dans la foule. Elle est en assez bon ordre, pourtant; mais c’est une troupe sans gloire, et cela fait un trou dans un tel cortège. D’intermi-nables légions de garde nationale a pied défllent maintenant, fusils renversés, comme la ligne, dans 1’ombre de ce ciel gris. .. De temps en temps, le cortège s’arrête puis il reprend sa marche. On achève d’allumer les pots a feu qui fument entre les statues, comme de gros bols de punch.
L’attention redouble. Voici la voiture noire a frise d’argent de