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NAPOLEONS LAATSTE LEVENSJAREN
Lorsque la feuille supérieure de fer-blanc fut enlevée, on ne vit d’abord qu’une masse sans forme, et au bout, appuyés sur les talons, les pieds des bottes qui paraissaient d’un blanc mat; la couture s’était ouverte et avait laissé sortir 1’extrémité des pieds; on en voyait distinctement plusieurs doigts; ils étaient pareillement d’un blanc mat.
On reconut bientöt que cette apparence de masse informe venait de ce que le taffetas ouaté attaché aux parois intérieures lors de 1’inhumation s’était détaché. Les parties latérales se trou-vaient affaissées, et le peu qui en était resté adhérent aux parois présentait 1’aspect de végétations blanches floconneuses et fran-gées. La couche supérieure était tombée sur le corps. Le docteur 1’enleva avec un soin religieux, en commenpant par le pieds et en la roulant sur elle-même.
On vit alors le corps entier de Napoléon.
Je ne sais si eet effet tient a des parcelles de ouate ou de soie qui se seraient attachées a lui, mais il m’apparut, et plusieurs personnes présentes ont éprouvé la même sensation, comme s’il eüt été vu a travers une gaze asser épaisse. II était étendu exactement dans la même position dans laquelle il avait été placé. Le cuir des bottes autour des pieds ne se reconnaissait plus, mais il s’était maintenu noir sur le reste des jambes. Entre elles étaient les deux vases d’argent qui, selon le procès-verbal, contenaient le coeur et 1’estomac. On pouvait distinguer 1’aigle d’argent sur une des couvertures. Le chapeau, placé obliquement sur les cuisses, s’était affaissé; pourtant il était bien conservé. La forme de son habit de chasseur ainsi que les boutons se voyaient parfaitement. La plaque et a cöté d’elle les deux décorations, la Légion d’honneur et la Couronne de fer, étaient sur la poitrine, la plaque presque noire, mais les décorations brillant encore. Les épaulettes, petites, étaient a leur place, toutefois portées un peu en avant 1’or en était très-bruni, On distinguait trés bien la couleur rouge du parement du bras gauche, le fond vert du reste de 1’habit, et, sortant de dessous 1’habit, une partie du grand cordon de la Légion d’honneur. La main droite était serrée contre le corps et presque tout a fait cachée; la gauche paraissait entièrement. Elle n’était pas d’un blanc mat comme les pieds, elle n’avait pas perdu la forme jolie qu’elle avait pendant la vie. Le docteur la toucha: elle était souple et cédait sous son doigt. Le bas du visage avait conservé toute sa régularité. Le haut, particulièrement la place des pommettes, était tuméfié