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NAPOLEONS LAATSTE LEVENSJAREN
voor wien hij verlof heeft gevraagd weer bij den Keizer te mogen komen. Toen hun bezoek was afgeloopen, zeide de Keizer: „c’en est fait, le coup est porté. Je touche a ma fïn: je vaisren-dre mon corps a la terre. Approchez Bertrand, traduisez a monsieur ce que vous allez entendre ... N’omettez pas un mot.
J’étais venu m’asseoir au foyer du peuple britannique. Je deman-dais une loyale hospitalité. Contre tout ce qu’il y a de droit sur la terre, on me répondit par des fers. J’eusse repu un autre accueil d’Alexandre, de 1’empereur Fran<;ois, du roi de Prusse. Mais il appartenait a 1’Angleterre de surprendre, d’entrainer les rois, et de donner au monde le spectacle inoui de quatre grandes puissances s’acharnant sur un seul homme. C’est votre ministère qui a choisi eet affreux rocher, oü se comsomme, en moins de trois ans, la vie des Européens, pour y achever la mienne par un assassinat. Et comment m’avez-vouz vu traité depuis que je suis sur eet écueil? II n’y a pas une indignité dont vous ne vous soyes fait une joie de m’abreuver. Les plus simples Communications de familie, celles qu’on n’a jamais interdites a personne, vous me les avez refusées.... Ma femme, mon fils, n’ont plus vécu pour moi: vous m’avez tenu six ans dans les tortures du secret. Dans cette ile inhospitalière, vous m’avez don-né pour demeure 1’endroit le moins fait pour être habité, celui oü le climat meurtrier des tropiques se fait le plus sentir; il a fallu me renfermer entre quatre cloisons, moi qui parcourais a cheval toute 1’Europe. Vous m’avez assassiné avec préméditation, et 1’infame Hudson a été 1’exécuteur des hautes oeuvres de vos ministres . . . .Vous flnirez comme la superbe république de Venise: et moi, mourant sur eet affreux rocher, privé desmiens et manquant de tout, je lègue 1’opprobre de ma mort a la maison régnante d’Angleterre.”
De daarop volgende dagen en nachten zijn wat beter. Het braken heeft opgehouden en hij gebruikt nu en dan wat voedsel, dat hij inhoudt. Hij is zelfs vroolijk en spreekt veel, staat op en laat zich de veldtochten van Hannibal voorlezen. Toch maakt hij zich geen illusies over zijn toestand, maar zegt tot de Mon-tholon, die zich over deze beterschap verheugt: „Ne vous y trompez pas; je vais mieux aujourd’hui, en effet, mais je n’en sens pas moins que ma fin approche.” Den 21sten April laat hij, niettegenstaande hij zich wèl gevoelt, den priester Vignali roepen en vraagt hem of hij wel eens den dienst in een rouw-kapel heeft verricht en op diens ontkennend antwoord schrijft hij hem
Napoleons laatste levensjaren 22