Napoleons laatste levensjaren

Titel
Napoleons laatste levensjaren

Jaar
1916

Pagina's
374



274 NAPOLEONS LAATSTE LEVENSJAREN

souvent? Vous êtes jaloux de tout.. . Pour en revenir a la question, je vous répète que je ne vous ai jamais prié de vous en aller. Ce n’est pas tout, mon ami, je vous ai dit, que si vous ne vous habituiez pas a Sainte-Hélène, si vous ne pouviez pas supporter cette situation, il vaudrait mieux vous en aller.

—    Sire, ce qui est insupportable, ce n’est pas Sainte-Hélène en elle-même mais les mauvais procédés de Votre Majesté.

—    Cependant, je ne vous traite pas mal! Et, d’ailleurs, je ne veux pas me facher. C’est en ami que je vous parle; si vous ne calmez pas votre imagination, vous deviendrez fou. II ne faut pas croire que nous tramions des intrigues en dehors de vous. Cherchez a vous étourdir sur tout, et n’approfondissez rien, ne cherchez pas a découvrir ce que 1’on peut vous cacher. L’ima-gination est comme le Danube, on le saute a sa source.

Je vous suis attaché, vous avez bien fait de venir avec moi; si vous m’y étiez pas, il faudrait y venir. Allez chez Bertrand, reprenez la lettre et faites ce que je vous ordonne. Songez a ce que vous auriez a vous reprocher si votre mère était dans la détresse, a Sainte-Pélagie, peut-être: tandis que voila, pour sa vie, son existance assurée. Je vousle répète, vous n’avez pas le droit de refuser ce que je veux faire pour votre mère, il n’y a rien a craindre ici pour vous. Au contraire, on voit que je n’ai pas de fonds a moi, puisque je suis contraint de m’adresser au prince Eugène. Allez!”

Eindelijk, twee jaar na het vertrek van Las Cases, ging ook Gourgaud naar Europa. Na een heftige scène met den Keizer, naar aanleiding van een uitnoodiging tot een duel, die hij aan de Mon-tholon had gezonden en dat de Keizer verbiedt, staat zijn besluit vast. „A 6 heures et demie, teekent hij op den datum van den 2dcn Februari 1818 in zijn Journal aan, Sa Majesté me demande, joue avec Bertrand, n’a pas 1’air de mauvaise humeur, et s’informe, de ce que j’ai fait: La Jomini. — Vous y mordez donc? Montholon vient, 1’Empereur le cajole, puis se tournant vers moi: Pourquoi êtes-vous si triste ? de la gaité ! — Votre Majesté sait que je n’en puis avoir! — Et pourquoi? Je suis trop malheureux. L’Em-pereur siffle avec une colère concentrée et renvoie Montholon sous le prétexte d’aller voir combien il y a de sentinelles, puis se levant: Mais que voulez-vous donc?

—    Je prie Votre Majesté de me permettre de me retirer: je ne puis supporter 1’humiliation oü Elle veut me tenir. J’ai toujours fait mon devoir, je déplais a Votre Majesté, je ne veux être a

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