Moeder in Israël - een geschiedenis van het Amsterdamse Asjkenazische jodendom

Titel
Moeder in Israël - een geschiedenis van het Amsterdamse Asjkenazische jodendom

Jaar
1964

Pagina's
138



séances, on pouvait lire la sentence suivante: „Quant au Sionisme, l’assemblée déclare partager les sentiments de la plupart des juifs orthodoxes, formulant contre lui les mêmes objections lesquelles lui paraissent absolument justifiées". Or, les Rabbins ne pouvaient avoir de motifs valables pour publier ce jugement. Le sionisme en Hollande ne possède pas un organe pour y discuter ses principes depuis que le Joodsche Courant a disparu (février 1904). Mais on s’en rend parfaitement compte, c’était là précisément un motif pour attaquer les sionistes dans un moment où les moyens pour se défendre leur faisaient défaut. M. le Dr. Ritter, de Rotterdam, l’autre année, avait déjà condamné le Sionisme en des termes plus clairs et plus énergiques. Il es connu pour un adversaire acharné du Sionisme. M. Hirsch, de Zwolle, est de son cote. Enfin, ces Messieurs croyaient avoir obtenu ce qu’ils souhaitaient depuis longtemps. Mais ils se sont trompés. Car, le lendemain, le président de l’Union sioniste de Hollande, M. Seeligmann, s’est rendu chez M. le Dr. J. H. Dünner, sioniste de conviction intime, (M. le Dr. Dünner est Grand Rabbin d’Amsterdam et Recteur du Seminaire où tous les Grands Rabbins qui, à ce moment, occupent un poste en Hollande ont reçu leur éducation, à l’exception de M. le Dr. Ritter).

M. le Dr. Dünner a bien voulu permettre à M. Seeligmann de publier l’entretien qu’il avait eu avec lui. Le Comité de l’Union sioniste a fait imprimer un communiqué qui a été envoyé à cent dixhuit journaux de tous les partis politiques du pays, et, le lendemain, on pouvait lire, dans la plupart des journaux, la communication suivante: „A propos de la sentence des Grands Rabbins ... (précède une exposition des faits), M. le Dr. Dünner a déclaré qu’il regrette infiniment la sentence publiée. Il ne conçoit pas que les autres Grands Rabbins puissent méconnaître les services que le Sionisme a déjà rendus au Judaïsme et qu’il lui rendra certainement encore. Une grande partie de la jeunesse lui est revenue, grâce au Sionisme, sans lequel ils auraient suivi l’exemple des assimilateurs. Les conversions et l’influence néfaste de la Réforme sont décroissantes, à mesure que le Sionisme se répand de plus en plus.”

„Le Grand Rabbin refuse de croire que ses confrères aient pu condamner le Sionisme parce que l’esprit des chefs n’est pas orthodoxe. Cela n’a pas de rapport avec le mouvement lui-même.”

„M. le Dr. Dünner est sûr que personne ne doute de son orthodoxie; elle n’est pas inferieure à celle des membres de l’assemblée; son jugement sur le rapport du Sionisme et de l’orthodoxie juive leur était connu, puisqu’il l’avait fait connaître et l’avait propagé à plusieurs reprises par la parole et par la presse.”

„Sans vouloir s’arrêter aux termes dans lesquelles MM. les Grands Rabbins ont exprimé leur opinion, il regrette infiniment qu’on ait pu porter un tel jugement sur le Sionisme, dans la capitale même de sa province, d’autant plus que tous les membres de l’assemblée, à l’exception d’un seul, ont été ses élèves, lesquels ne devraient pas juger autrement que lui.”

Cette déclaration, éloquente et précise, n’a pas manqué de produire une très vive impression sur nos „coreligionnaires”, car M. le Dr. Dünner est fort estimé aux yeux des autorités politiques et même, hors de sa Congrégation, son nom est entouré du plus grand respect. Son opinion est d’une grande valeur. Certes, le Grand Rabbin traite le question de son point de vue à lui qui est celui des orthodoxes. Mais qui ne le respectera pas? Les orthodoxes liront son opinion, surtout dans ces circonstances, non sans une véritable joie. D’autre part, les Grands Rabbins, coupables de la sentence, ont dû subir une interpellation de la part de l’aimable docteur M. Wolff, professeur au lycée de Haarlem, qui les a invités publiquement à donner leurs arguments pour justifier leur condamnation du Sionisme.” . . .

Het Zionisme scheen in Nederland bijna verloren. Maar de tekst van het Franse exposé laat ons niet in het onzekere over de strijdbaarheid der Zionisten, die zich gegroepeerd hadden om Dr. Dünner. Diens invloed op het Zionisme moet in twee fasen worden verdeeld. Tot ongeveer 1900 was de Amsterdamse Opperrabbijn een der zeer weinigen, die de Zionistische idee propageerden en die dat reeds deden vóór de oprichting van de Bond. Omstreeks 1904 heeft de Raw een groep jongeren om zich heen, die het tweede en in wezen beslissende hoofdstuk van de nationaal-Joodse beweging in Nederland hebben

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